Hellzine n°11 | Interview complète de Stand For

Stand For est un jeune groupe montois dont le style oscille entre Rock et Metal et qui vient de sortir son nouvel EP, « No Turning Back ». Complètement déchaînés sur scène, ils n’aspirent qu’à vous faire headbanguer au son de leurs refrains dévastateurs. Mais pour l’heure, ils se présentent dans ces lignes.

Pour commencer simplement, pouvez-vous vous présenter et résumer l’histoire du groupe ?

Romain (guitare) : Notre ancien batteur jouait depuis plusieurs années avec Louis et ils ont voulu développer un nouveau projet en me recrutant, dans un premier temps. Après quelques répètes, le courant passant bien, nous avons décidé de continuer sur notre lancée en recrutant Florent, notre bassiste, et Olivier, notre chanteur, afin de créer « Stand For » en juillet 2014. Nous avons composé plusieurs morceaux au point qu’en novembre de la même année nous enregistrions notre premier album « Endeavour ». Cet album nous a permis de grandir assez vite et nous rendre compte de ce qu’on voulait et ce qu’on ne voulait pas lors de nos passages en studio. Quelques mois après, nous avons recruté Alexandre à la batterie, suite au départ de notre ancien batteur. Il nous a permis d’évoluer très rapidement et de définir avec certitude notre style musical. Nous avons composé de nouveaux morceaux qui nous définissent réellement et qui nous correspondent parfaitement au point qu’en juillet 2017 sort notre nouvel EP « No turning Back ». Ces deux dernières années nous ont permis d’évoluer et de mûrir et cela se voit au niveau scénique, au niveau des morceaux, et de notre entente également.

Louis (guitare) : Nous avons remporté certains concours récemment et nous pensons que c’est la preuve que notre travail paie. Cette année, nous avons eu la chance d’être sélectionnés pour participer à l’Envol des Cités qui nous a également fait beaucoup progresser. Le plus beau c’est que nous avons été choisis parmi les groupes lauréats.

Comment avez-vous choisi ce nom, « Stand For » ?

Romain : Cela faisait des semaines que nous cherchions un nom pour le groupe mais sans résultat ne serait-ce que satisfaisant. Mais le mérite revient à Florent. Lors d’une de nos soirées à Mons, il est venu me parler en m’annonçant qu’il avait trouvé le nom du groupe. Seulement, trop bourrés, nous ne nous rappelions plus du nom le lendemain matin. C’est lors d’une autre soirée qu’il s’en est rappelé et qu’il me l’a envoyé par sms pour éviter d’oublier. Le nom a plu à tout le monde et nous avons donc décidé de nommer le groupe Stand For. Nous trouvions que cela nous correspondait énormément grâce au sens de ce verbe anglais. Il signifie entre autres défendre, faire face etc. ce qui nous correspond dans notre volonté de conserver nos valeurs, notre style, qui est devenu très peu joué par de jeunes groupe etc.

Florent (basse) : Ce nom montre notre volonté d’être le porte-étendard d’un style qui s’oublie auprès de notre génération au profit du Metalcore.

Quelles sont vos influences en général ?

Olivier (chant) : Nos influences sont assez variées, on aime tous plus ou moins le même genre de musique. Pour ma part je suis très influencé par Judas Priest, Queen, Ghost, Body Count, Metallica…

Romain : Iron maiden, Metallica, Trivium, Bullet For My Valentine,…

Florent : Parkway Drive, While She Sleeps, Iron Maiden, Breaking Benjamin, Avenged Sevenfold, etc.

Louis : C’est assez semblable, je dirais, Iron Maiden, Metallica, AV7, Breaking Benjamin et même Skillet, entre autres.

Alex (batterie) : Pour ma part je pense être le seul à avoir les influences les plus éloignées du groupe avec Muse, Imagine Dragons, Smash Hit Combo et Parkway Drive.

Votre nouvel EP « No Turning Back » vient de sortir, comment le décririez-vous musicalement parlant ?

Olivier : C’est un EP qui ne reflète plus la naïveté que tous les jeunes groupes ont au début et que nous avions eu aussi avec notre album précédent « Endeavour ». Nous avons tout d’abord décidé de faire un EP 5 titres afin d’éviter de faire trop de morceaux bâclés. Ces cinq morceaux, nous les jouons depuis longtemps et nous nous sommes longtemps attardés sur leur composition.

Romain : Nous pourrions le décrire comme « puissant ». Nous avons pas mal de morceaux maintenant, et comparé à « Endeavour », cet EP ne comporte que des morceaux qui nous correspondent et qui nous définissent. Tous les morceaux mélangent puissance et mélodie, tout ce que nous aimons.

Florent : « Mûr », cet EP est le fruit d’un long travail sur notre musique et sur nous-mêmes. Nous avons pris le temps pour le réaliser et nous ne regrettons rien.

Louis : On a franchi un cap avec cet EP et je pense comme Flo, que « mûr » lui correspond bien. On a maintenant trouvé la direction artistique qui nous convient à tous les cinq.

Alex: Comme pour les autres, c’est un CD qui rassemble et mélange bien toutes nos influences. Tout en essayant de rafraîchir l’image du Heavy Metal .

Pouvez-vous nous parler de sa composition ainsi que de son enregistrement ?

Romain : « No Turning Back » est composé de 5 morceaux de plus ou moins 4-5 minutes dont chacun a son propre univers, son propre style, tout en suivant la ligne directrice de notre style musical. Nous avons travaillé pendant des mois à l’enregistrement de cet EP, à essayer de le rendre le plus parfait possible selon nous.

Florent : L’EP contient 5 titres aussi puissants les uns que les autres. Tous les titres rejoignent la lignée du style Heavy Metal avec des influences différentes pour chacune. Ainsi, on peut entendre du Iron Maiden dans une mais entendre Pantera dans une autre.

Alex : Pour l’enregistrement nous avons eu de la chance d'enregistrer avec Maxime Tedaldi du Easy Fox studio, qui a été pour nous plus qu'un ingénieur du son mais un véritable pédagogue et qui a su trouver quelques bonnes idées pour nous permettre d'avoir l'EP qui nous correspond le mieux.

Pouvez-vous également nous parler de l’artwork qui est assez original, qui l’a réalisé et que signifie-t-il ?

Louis : Alors, pour l’artwork, nous avons fait appel à Etienne Boudart et qui est graphiste de profession. Dès notre première rencontre avec lui, nous avons insisté sur le fait que nous voulions nous éloigner le plus possible des pochettes d’albums de Metal classiques. Nous voulions éviter les clichés liés au genre, les flammes et les têtes de morts par exemple (rires). On ne voulait par exemple pas d’une pochette trop sombre. Ce qui nous a séduits dans ce design est qu’il a un peu l’effet d’un test de Rorschach. Quand on le regarde, chacun peut y voir des éléments différents. Nous trouvions aussi amusant que les gens retournent la pochette de l’EP dans tous les sens pour essayer de choper tous les détails du design.

Florent : La pochette reflète également le mélange de nos influences qui, à première vue chaotique, donne quelque chose d’unique qui nous définit.

En général, de quoi parlent vos textes ?

Olivier : Sur cet EP, il n’y a que « The Beast » qui raconte une histoire totalement inventée, le texte parle d’un homme se vantant d’être capable de faire des tonnes de choses considérés comme interdites, un homme qui n’a pas peur de dépasser les limites tracées par notre société. Un homme qu’on aimerait tous être parfois, je pense. « Stand For » est en quelque sorte un hymne au groupe ! L’énergie de la chanson m’a donné envie d’écrire un texte qui vantait nos mérites. Cette chanson raconte ce qu’il se passe quand on joue sur scène ou ce qu’on aimerait qu’il se passe. « Busy Life » parle tout simplement du fait que nous n’avons plus le temps pour quoi que ce soit, des exigences que la société a sur chacun d’entre nous et qui nous font parfois oublier d’être auprès de nos proches. « Watching Me From Above » est un pur défouloir, cette chanson est une métaphore de ce que peuvent ressentir les gens qui ont été souvent harcelés, humiliés et discrédités. « No Matter » est une chanson d’amour adressée à quelqu’un en particulier et dont je ne citerai pas le nom.

Vous avez pas mal tourné dans la Région du Centre depuis la création du groupe, avez-vous un meilleur souvenir de scène parmi vos nombreuses dates ?

Olivier : La Louvière Plage, on avait très peur de jouer là-bas car on pensait que notre musique allait être trop agressive pour un public familial, mais la réaction des gens a été totalement inattendue et hyper positive, au final, on a passé un super moment.

Florent : Surement les concerts dans des petits lieux comme le Mexican Bar ou La Lorgnette. Être proches du public et ressentir l’énergie, y’a rien de tel.

Louis : Parmi tous nos lives, je dirais que ceux qu’on a faits dans le cadre de l’Envol des Cités m’ont particulièrement marqués, surtout la finale sur la Grand Place de Tournai. Pour un groupe belge, passer sur scène après Machiavel, c’est quelque chose qu’on n’oublie pas. Et on a eu droit à un banquet de rois aussi…

Alex : La place de Tournai, car c’était la plus grande scène où nous avons eu la chance de jouer et l'endroit était magique.

Avec quel(s) groupe(s) rêveriez-vous de partager la scène un jour ?

Olivier : Tous les plus grands noms du Metal et du Rock !

Louis : On a déjà partagé la scène avec d’excellents groupes réputés (Machiavel, Bukowski, Aborted, Smash Hit Combo) mais jouer sur la même scène que ses idoles, ça doit être simplement incroyable. Ah et une date avec Steel Panther, ça doit être magique aussi !

Alex : Participer au Graspop ou au Hellfest afin de partager l’affiche avec la plupart de nos influences.

Quels sont vos plans pour les prochains mois, voire années ?

Olivier : Des clips et des concerts !

Florent : Continuer à jouer là où on veut de nous ! Répandre la bonne parole du Heavy Metal !

Louis : Continuer à grandir ensemble et à s’éclater sur scène. Enregistrer un album dans des conditions pros et commencer à s’exporter en dehors de Belgique (ou au moins en dehors de Wallonie) !

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