06.11.2016 | Delain + Evergrey + Kobra And The Lotus @ Trix

Passons les détails d’une arrivée chaotique au Trix, suite à la circulation très dense aux alentours d’Anvers, sans doute causée par un concert sold out des mythiques Red Hot Chili Peppers au Sportpaleis. Sans parler de la difficulté de trouver une place pour se garer aux abords de la salle. Bref, nous avons royalement raté la courte prestation des Canadiens de Kobra And The Lotus qui ouvraient la soirée en ce pluvieux dimanche de novembre.

Et c’est sur les premières notes de l’énergique « Passing Through » des Suédois d’Evergrey, morceau issu de leur dernier et magnifique album, « The Storm Within », que nous entrons enfin dans la salle. Bien que « The Storm Within » soit fraîchement sorti, Evergrey ne le met que très peu en avant, seul « In Orbit » sera proposé en supplément un peu plus tard dans le set. Pour le reste, le groupe opte pour un échantillon de ses derniers albums avec les titres « The Fire », « Leave It Behind Us », « Black Undertow » et « Broken Wings ». Place alors à l’interlude aérien d’Henrik nous offrant un solo de guitare. Puis, « A Touch Of Blessing » et l’incontournable « King Of Errors » clôturent la prestation sous de chaleureux applaudissements. Ce court instant nous aura permis de voyager agréablement dans l’univers tant mélodique que mélancolique d’Evergrey, guidés par la douce voix de Tom S. Englund.

La pause qui nous sépare du plat de résistance de la soirée est très courte également et c’est avec pas mal d’avance que les Hollandais de Delain font retentir leur intro, « The Monarch », permettant aux musiciens d’entrer en scène un à un avant d’embrayer avec ardeur sur « Hands Of Gold ». Et Charlotte apparaît enfin, rayonnante, légèrement vêtue d’un kimino à sequins dorés dont le décolleté est étourdissant. Cette première chanson ultra punchy est issue du dernier né de Delain, « Moonbathers », et est initialement interprétée en duo avec Alissa White-Gluz (Arch Enemy), mais ce soir les growls sont assurés par le charmant bassiste du groupe, Otto.

Soit, après une telle entrée en matière soldée par une chorégraphie capillaire au poil, les têtes se balançant en cadence sur les parties instrumentales, Delain enchaîne sur le prenant « Suckerpunch », puis propose un nouvel extrait de « Moonbathers » avec « The Glory And The Scum ». En effet, contrairement à Evergrey, Delain n’hésite pas à mettre en avant son nouvel opus sorti à la fin du mois d’août. Et si l’on jette un œil furtif côté public, l’on remarque que les nouvelles chansons sont déjà sur presque toutes les lèvres. Ce même public n’ayant d’ailleurs pas tellement besoin des indications des musiciens pour participer activement au show.

S’ensuivent alors « Get The Devil Out Of Me », « Pendulum » et « Army Of Dolls » avant une petite accalmie sur « The Hurricane ». Et l’énergie de remonter crescendo avec « April Rain », « Here Come The Vultures » et « Fire With Fire », titre à la fois explosif et entêtant, on adore. À noter que les interventions de Charlotte entre les morceaux se font tantôt en néerlandais, tantôt en anglais, pour que chacun puisse s’y retrouver. Mais l’idée générale est que tout Delain est heureux d’être en Belgique ce soir et nul besoin de traduction, cela se voit, tout simplement.

Le concert se poursuit avec « Danse Macabre », « Sleepwalkers Dream », « The Gathering », « Pristine », « Mother Machine », « Don’t Let Go » et s’achève sur une note positive avec « We Are The Others ». Delain tire alors sa révérence pour ce soir sous les vifs applaudissements d’un public sans doute ravi d’avoir été gâté de toutes ces chansons près de deux heures durant.

Pour conclure, hormis cette sélection pertinente de titres assurant une belle ambiance d’un bout à l’autre du concert, l’on retiendra la qualité de l’interprétation en live, l’énergie, le sourire et la sympathie débordante des membres du groupe, dont la complicité fait d’ailleurs plaisir à voir ; la mise en scène simple et efficace, avec quelques jets de fumigènes çà et là pour dire de, et le tour est joué, pas besoin d’en faire des tonnes. L’on peut donc dire que cette soirée en compagnie de Delain était fort agréable !

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