05.11.2017 | Amaranthe @ Trix

Dans le Hellzine 12, nous vous rapportons principalement la superbe prestation des Suisses d’Eluveitie et leur tout nouveau line-up. Mais en tant que fan, oserai-je dire « inconditionnelle », d’Amaranthe, il m’a été difficile de ne résumer leur set qu’en une seule ligne. C’est pourquoi j’y reviens aujourd’hui, d’autant plus que nous avons eu beaucoup de chance d’assister à un concert complet des Suédois, fait plutôt rare lorsqu’un groupe n’est pas headliner.

C’est toujours Morten, le batteur, qui entre en scène en premier tandis que l’intro résonne dans un Trix bondé et plongé dans l’obscurité. Johan est ensuite escorté sur scène et s’installe du côté droit, poste qu’il ne quittera pas car le pauvre mais néanmoins courageux bassiste s’est cassé le pied quelques jours auparavant en Slovénie. Puis, c’est au tour d’Olof d’apparaître sous les acclamations d’un public qui s’électrise au fil des secondes jusqu’à l’arrivée attendue des trois chanteurs, véritables piliers de l’identité musicale du groupe.

C’est Elize qui ouvre le bal en entonnant les premiers mots de « Maximize », lançant la machine infernale. Une chose m’interpelle cependant lorsque Henrik (chant guttural) apparaît. Ce dernier a l’air révolté et balance des « fuck » à ses collègues. Olof lui fait même les gros yeux… Il semble finalement que cette gestuelle fasse partie du jeu. Sinon, ce concert c’est aussi l’occasion d’observer plus amplement le successeur de Jake E. au chant clair, Nils Molin, officiant également au sein du groupe de heavy Dynazty. Même s’il fait le job, ses interprétations manquent encore un peu, à mon sens, de personnalité.

Bref, l’usine à tubes qu’est Amaranthe débute son set en enchaînant bombe sur bombe, de l’excellent « On The Rocks » issu du dernier album du groupe (« Maximalism », 2016), à « Dynamite » (« Massive Addictive », 2014) en passant par « Electroheart » (« The Nexus », 2013), titre encore plus kitsch que la majorité du répertoire du groupe et très rarement joué en live. Une première pause émouvante ensuite, avec la ballade « Amaranthine » avant de repartir furtivement dans les tours avec « Digital World ». Après cela, l’énergie retombe un peu avec l’enchaînement d’un solo de batterie et de deux autres ballades. Même si l’interprétation d’« Endlessly » par Elize est superbe, mon amie me fait remarquer que cette chanson passerait bien dans un Disney. D’un point de vue personnel, estimant qu’Amaranthe dispose de suffisamment de titres dansants pour meubler tout un set, cet interlude émotionnel aurait pu être amplement raccourci pour maintenir le dynamisme du public. Heureusement, ce break nous a permis de largement reprendre notre souffle, et nous pouvons donc reprendre notre séance d’aérobic là où nous l’avions laissée et tout donner pour la dernière partie du set à nouveau ponctuée de hits, du premier succès du groupe « Hunger » à son dernier en date « Boomerang » en terminant par « The Nexus ».

Quel bon moment en compagnie d’Amaranthe avec ce concert tant excellent qu’épuisant !

Report et photos : Isa

Setlist :

Maximize
On the Rocks
Fury
Dynamite
1.000.000 Lightyears
Electroheart
Invincible
Amaranthine
Digital World
Drum Solo
True
Endlessly
Call Out My Name
Hunger
Encore :
That Song
Boomerang
Drop Dead Cynical
The Nexus

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