24.02.18 | Rhapsody Reunion + Beast In Black + Scarlet Aura @ Trix

Nom de Zeus, que le temps passe vite ! Retournons en février de cette année et rappelons-nous d’une magnifique soirée placée sous la bannière du power metal avec trois groupes qui représentent parfaitement les différentes facettes que ce style peut revêtir.

Cette soirée avait commencé avec Scarlet Aura, un groupe encore peu connu venu de Roumanie. Aura, la chanteuse, qui pourrait très bien être la fille cachée de Doro soit dit en passant, se présente au public perchée sur de vertigineux talons aiguilles. Pétillante à souhait, son charme opère immédiatement et sa voix subtilement rauque conquit tout autant le public curieux. Leur musique, bien qu’énergique comme il faut, ne me transcende pas personnellement, mais le court moment en compagnie de ce groupe est agréable et constitue un très bon apéritif pour la suite des festivités. 

S’il y a un album en 2017 qui a marqué les esprits au sein de la rédaction du Hellzine, c’est bien celui de Beast In Black, nouveau projet de l’ancien guitariste de Battle Beast, Anton Kabanen. Nous sommes donc très impatients et curieux de voir le groupe évoluer sur scène pour défendre son premier opus, « Berserker ». Et c’est sans surprise que nous assistons à une explosion quand les musiciens débarquent comme des boulets de canon, cheveux aux quatre vents, sur les riffs de « Beast In Black ». Côté voix, par contre, ce n’est pas la même chanson… En effet, l’excellent chanteur qu’est Yannis Papadopoulos, capable de passer d’aigus stridents à une voix claire presque féminine, demeure anormalement calme sur scène. Qui plus est, il est affublé d’une étrange combinaison qui a tendance à étouffer son charisme. Bon, on ne parle ici que de l’aspect visuel qui m’a paru étrange, autrement la performance vocale en elle-même est parfaite, pas une seule note de travers. Evidemment, les tubes se succèdent et l’enchaînement de « Born Again », « Crazy Mad Insane » et « Blind And Frozen » fait mouche auprès de l’assemblée qui s’amuse autant que le groupe. Malheureusement, la fin de cet excellent set est arrivée bien trop vite !

Le Trix est désormais plein quand l’intro annonce la venue de Rhapsody dans une lumière rougeâtre et un festival de fumigènes. Ce qui est loin d’être idéal pour les photos. D’ailleurs, certains photographes s’échangent quelques regards dubitatifs. Soit, quand les musiciens apparaissent un à un, c’est l’ovation dans la salle et j’ai des fourmis dans les jambes quand Fabio entonne « Dawn Of Victory », suivi par « Wisdom Of The Kinds » et « The Village Of Dwarves ». Ça commence fort et l’énergie ne redescendra à un aucun moment, même si le set est ponctué de ballades qui me donnent des frissons de dix kilomètres, telles que « Wings Of Destiny », « Time To Say Goodbye » (l’adaptation de « Con Te Partirò » d’Andrea Bocelli), ou encore l’inévitable « Lamento Eroico ». Rhapsody rend également un superbe hommage à l’acteur Christopher Lee avec lequel ils avaient collaboré en 2005 sur le titre « The Magic Of The Wizard's Dream ». Et en parlant de magie, c’est simplement de ça dont il s’agit ce soir, c’est ça que nous donne Rhapsody ! Mais toute belle chose ayant malheureusement une fin, au bout de presque deux heures d’un show plus épique que jamais, le groupe nous salue avec le mythique « Emerald Sword » repris en chœur par toute la salle. Inutile de dire qu’après un tel moment de partage, le pincement au cœur est bien présent quand on réalise qu’il s’agissait sans doute du dernier concert de Rhapsody qui nous ait été offert. Mais d’une telle manière, on ne peut que remercier le groupe pour ces magnifiques instants.

Report et photos : Isa

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