11.11.18 | Nightwish, Beast in Black @ Arena (Genève)

Reporters: Cédric Ferret, Axel Castillo

Photographe : Axel Castillo

Aujourd’hui est un jour particulier car cela fait 100 ans que la première guerre mondiales s’est terminée et aussi car avec mon ami Axel nous allons voir Nightwish à l’Arena de Genève pour leur Decades World Tour 2018.C’est devant un public peu nombreux que les musiciens finlandais lancent leur show. Le show commence sans le chanteur resté en backstage afin d’augmenter l’effet scénique lors de son entrée.

Visiblement, nombre des gens apprécie le groupe, qui au premier abord semble avoir déjà roulé sa bosse depuis des années. Quelle ne fut pas ma surprise quand je découvre qu’il n’a que trois ans d’existence. Malgré leur style qui ne me parle pas, je dois reconnaître une belle énergie sur scène et une grande ouverture envers leur public. Lors des morceaux choisis pour les photos, ils prennent volontiers la pose pour permettre aux détenteurs de boîtes à image de prendre des clichés presque choisis. Yannis occupe parfaitement l’espace en jouant consécutivement avec chacun des musiciens.

Note particulière pour la technique qui a su livrer un son de grande qualité pour ce concert.

Je ne saurai en dire plus sur Beast in Black, ce nom m’étant parfaitement inconnu avant le début du concert.

Après plusieurs minutes paraissant interminables entrent en scène le groupe pour lequel j’ai fait le déplacement. L’intro, imagée par un compte à rebours agrémenté d’une voix digne des départs de Columbia à Cap Canaveral, fait monter l’émotion et la tension dans la salle. Une fois celui-ci terminé, Troy entre en scène pour une version toute en douceur de Swanheart, alors que tout le monde attend un départ tonitruant. Je dois avouer que cela me déstabilise un peu, étant un habitué des morceaux d’ouvertures qui donnent le ton de suite.Une fois terminée, j’ai le plaisir d’entendre le départ tant caractéristique de Dark Chest of Wonder, un de mes morceaux préférés que je connais par cœur. Fidèles à eux-mêmes les finlandais donnent tout dès la première note… Au premier abord, le morceau semble manquer un peu d’énergie. Je tends alors l’oreille et je m’aperçois que le magnifique riff guitare est quasiment inaudible. Faute à une technique quelque peu en difficulté dès le départ. Sous les acclamations du public entre alors Floor Jansen. Chose suffisamment rare pour être mentionnée et qui rassurera tous les musiciens amateurs, même les pros se trompent ! En effet, dans son envie d’embarquer tous les fans, Floor saute allègrement au refrain au terme de sa première intervention. Mais il n’en fallait pas moins pour redonner un coup de fouet supplémentaire à l’assistance qui ne semble même pas avoir noté cet écart. Le groupe enchaîne alors sur un des morceaux culte du groupes, tiré de Once, et reconnaissable par son intro durant laquelle la voix puissante de Marko annonce tout de suite la couleur, mais quasiment couverte par le public qui hurle à tout rompre « I wish I had an Angel ».

Le groupe part alors dans un programme qui permet aux vrais fans de voyager à travers tous les albums de Nightwish, de « Angels fall first » avec « Deadboy’s Poem » jusqu’à « Endless Form most Beautiful », avec Elan et « The Greatest show on Earth » en passant par  « Imaginaerum » avec « I want my Tears back ». Le choix des morceaux composant la set list est absolument parfait pour les fans… peut être un peu moins pour les non-initiés qui peut être pouvaient attendre moins de morceaux méconnus et plus de tubes, comme « Storytime » ou  « Over the Hills and far away ».Le show visuel est absolument exceptionnel, fidèle à ce que Nightwish a toujours produit depuis qu’ils sont au sommet. On sent des musiciens rôdés, aguerris mais partageant toujours le même plaisir. Seul point noir de la soirée, la technique…. Je passe sur la guitare complètement absente lors de « Dark Chest of Wonder (et des deux morceaux suivants….). Mais il semblerait que la basse de Marko ait donné du fil à retordre aux ingénieurs du son en milieu de set, ne faisant que quelques apparitions assourdissantes durant trois à quatre morceaux. On pourrait s’attendre quand même qu’à ce niveau de professionnalisme, ce type de problème soient géré de manière beaucoup plus rapide…. Mais comme dit le proverbe, « à l’impossible, nul n’est tenu ».

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